Beity

Présentation

Notre association Beity est une organisation de la société civile à but non lucratif. Elle est régie par le Décret-loi 88/2011 du 24 septembre 2011 relatif aux associations [JORT n° 74 du 30 septembre 2014].

• Notre association a été légalement enregistrée au Journal officiel de la République tunisienne des annonces légales et règlementaires, le 14 avril 2012. Elle porte le matricule 2012R01322APSF1.

• Notre association est fille de la révolution des 17 décembre – 14 janvier 2011 dont elle veut servir les objectifs de dignité, d’égalité, de liberté et de justice sociale.

• Nous poursuivons le projet de lutter par tous les moyens contre les discriminations et la vulnérabilité économique et sociale qui frappe de manière spécifique les femmes.

• Nous sommes une association qui allie actions solidaires en accueil, écoute, accompagnement et hébergement des femmes victimes de discriminations, de violences et d’exclusion économiques et sociales, réflexion engagée et pressions pour le changement social et les droits humains.

• Nous sommes une association mixte, composée de femmes et d’hommes, venus d’horizons divers et ayant en partage les valeurs d’égale dignité humaine et l’engagement militant contre l’exclusion.

Pourquoi Beity?

• Si des avancées juridiques, politiques, sociales, économiques et culturelles ont été réalisées au niveau de la condition des femmes tunisiennes, l’égal accès aux droits et à la jouissance par toutes d’un niveau de dignité n’est pas encore atteint.

• L’égal accès aux droits économiques et sociaux, au sol, à la propriété, au logement, au patrimoine et à l’héritage se heurte encore à des obstacles tenant aux attitudes et aux mentalités patriarcales ainsi qu’aux règles discriminantes de la législation nationale.

• Aux discriminations de genre s’ajoutent et s’imbriquent en pratique l’exclusion économique que renforcent souvent la xénophobie, le racisme, les conservatismes culturels, le rejet de l’autre, la montée des violences.

• Les politiques publiques de la ville et d’aménagement du territoire ont creusé les écarts entre les territoires, les catégories sociales et les sexes faisant des villes tunisiennes des lieux d’exclusion et de concentration d’un habitat « informel » et de populations vulnérables touchant en particulier les femmes.

• Les réponses institutionnelles de prise en charge publique des personnes vulnérables est lacunaire marquée d’un côté, par la fragilisation des institutions de l’Etat de l’autre par des velléités de retour à la « charité » instituée. Rien ou presque n’est prévu en direction des femmes.

Une rencontre

• Nous sommes allés en 2012 à la rencontre des femmes en exclusion sur les lieux publics, les gares centrales des villes, la rue, les terrasses des immeubles, les jardins publics, les centres d’hébergement, les abris de fortune.

• Nous avons recueilli leur parole, écouté leurs souffrances et les traumatismes qu’elles portent ainsi que leurs récits de vie, leurs combats ou leurs renoncements.

• Dans leur témoignage, il y a une oscillation entre acceptation et révolte, entre conformité et transgression. Néanmoins, au fil des confidences, émergent la dignité préservée et les stratégies de résistance en s’inscrivant dans une même collectivité, partageant la même souffrance et les mêmes contraintes, créant malgré tout du lien social.

• Les résultats de cette enquête ont montré que cette situation est multifactorielle : la pauvreté économique, l’isolement, le chômage endémique, l’arrivée d’un enfant hors mariage, la violence conjugale et/ ou familiale ou du partenaire, l’abandon, l’exploitation économique, la déscolarisation à un jeune âge, l’accident et le handicap, l’exil, l’exclusion et les ruptures familiales.

• Beaucoup d’entre d’elles vivent de mendicité ou d’empois précaires et vulnérables et souffrent d’une détérioration de leur état de santé physique et moral. Peu ou pas du tout scolarisées, elles vivent en rupture familiale et se trouvent dans des trajectoires de désocialisation, sujettes à la violence de la rue, aux stigmatisations sociales. Cette spirale de l’exclusion entraîne chez elles un sentiment d’inutilité sociale, de « honte » et de dévalorisation de soi et une intense souffrance psychique.

• Interrogées sur leur devenir, elles s’avèrent peu informées des structures d’accueil, des programmes publics ou associatifs d’accompagnement et des dispositifs de promotion

L’enquête a permis d’identifier diverses figures de femmes:

• Des mères sans soutien familial et/ ou en rupture familiale.

• Des jeunes femmes en itinérance, sans moyen, vivant en couple un nomadisme locatif à la pièce, voire une prostitution forcée.

• Des femmes victimes de violences conjugales et/ou domestiques

• Des femmes chef-e-s de familles monoparentales, mères célibataires, veuves ou divorcées ou dont le mari ou le partenaire a disparu ou est incarcéré

• Des jeunes filles en fugue pour menace et usage de violences familiales

• Des travailleuses employées de maisons ayant perdu leur emploi avec l’âge

• Des femmes atteintes de maladies chroniques, abandonnées par leurs familles

• Des femmes pauvres et âgées, évincées du logement pour non paiement

• Des femmes anciennes détenues, stigmatisés et rejetées à leur libération.

• Des femmes migrantes sans soutien.

Typologie de la marginalisation

• Une marginalisation forcée et imposée touchant des femmes obligées à la mendicité du fait de la pauvreté, de la rupture de tout lien familial et de la violence

• Une marginalisation « normative », produit des stigmatisations sociales des comportements jugés « déviants » et que subissent, dans les cas de l’espèce, les mères célibataires ou les femmes faisant commerce de leur corps jusqu’à parfois l’emprisonnement.

• Une marginalisation assumée qui se traduit soit par la fuite du domicile familial suite à des violences, soit par le désir de changer et transformer sa vie antérieure rurale par l’adoption d’un nouveau mode et modèle de vie.

Un engagememt

Pour que ça change !

• Promouvoir le droit des femmes victimes de discriminations et de violences au logement décent tel que reconnu et protégé par le Pacte international des droits économiques et sociaux .

• Promouvoir l’égal accès des femmes au patrimoine, à la propriété et à l’habitat tel que reconnu par la convention internationale contre toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.

• Agir dans l’objectif de l’égale reconnaissance des droits économiques et sociaux, notamment le droit au logement décent.

• Agir contre les violences, les discriminations et les exclusions qui menacent les femmes.

• Impulser des solutions juridiques et des politiques publiques de lutte et d’action contre l’exclusion.

• Défendre des législations égalitaires, protectrices des droits des personnes notamment des personnes en situation de risques.

• Soutenir les femmes et les ménages ayant à leur tête une femme en situation de risque .

Quelle est notre mission ?

• Lutter contre la vulnérabilité économique et sociale qui frappe de manière spécifique les femmes en ce qu’elle est l’expression de rapports historiques de discriminations et de domination fondée sur la valence différentielle des sexes en vue de préserver la dignité des femmes, renforcer leurs droits et leurs capacités, promouvoir leurs aptitudes et leurs potentiels d’action et de mobilisation, les mettre à l’abri des risques de la dépendance, rompre avec l’exploitation et l’assujettissement, retrouver par soi même sens à sa vie.

• Notre mission spécifique est de renforcer la solidarité et de recréer le lien partant de notre pratique quotidienne collective et réflexive avec les femmes.

• Nous nous engageons à agir contre la féminisation de la pauvreté et la déqualification sociale qui l’accompagne et contre les atteintes aux droits et à l’égalité en jouant notre rôle de vigilance et d’alerte.

• Nous visons à rende visible la précarité des conditions de vie des femmes, principalement, les conditions de vie des « femmes sans domicile » que nous considérons comme une atteinte aux droits humains.

• Outre la mobilisation sur les atteintes spécifiques au droit au logement décent, Beity dénonce des politiques sociales jugées inopérantes pour mettre un terme aux rapports de domination entre les hommes et les femmes.

• Nous nous efforçons de faire changer la situation des femmes, de sensibiliser l’opinion publique à la question des droits humains en général et du droit au logement en particulier et de faire évoluer la législation dans le sens de la promotion et du respect de ces droits.

Mieux nous connaitre

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